2021
25 mars
Finalistes MT180 de PSL 2021

Entretien avec Hugo Lachuer, lauréat de l'édition PSL du concours MT180

Hugo Lachuer, doctorant en 3ème année sous la direction de Kristine Schauer dans l’équipe de Bruno Goud, a remporté le 1er prix de la finale de l’université PSL du concours "Ma thèse en 180 secondes". Il concourt maintenant pour la demi-finale nationale dont les résultats seront annoncés le 1er avril 2021.

Hugo Lachuer

Comment t’es-tu préparé pour cette prestation ?

J’ai suivi une formation obligatoire de PSL à la communication scientifique. Cette formation de 2 jours à la vulgarisation et à la communication scientifique m’a beaucoup aidée à me préparer. Ensuite, j’ai travaillé tout seul, devant mon miroir pour peaufiner mes 3 minutes.

 

Comment t’est venue l’idée de t’inscrire à ce concours ?

J’ai découvert ce concours lorsque j’étais étudiant de licence puis de master et j’ai trouvé ça très sympa alors quand j’ai reçu un mail me proposant de participer, j’ai décidé d’y aller. Symboliquement, j’aimais bien l’idée de faire ce que j’ai vu pendant des années et c’était l’occasion de me lancer !

En fait, je voulais déjà m’inscrire l’année précédente mais ma directrice de thèse, Kristine Schauer, m’a donné le bon conseil de plutôt attendre d’être en 3ème année pour avoir plus de choses à raconter.

 

La vulgarisation scientifique t’intéresse particulièrement je crois ?

Oui, j’ai participé à l’opération Déclics qui consiste pour des membres d’un laboratoire (ingénieur, étudiant de master 2, doctorant, chercheur) à aller dans des lycées et collèges pour faire des tables rondes autour de la recherche, pour parler de la science mais aussi de la vie du labo. L’idée est de faire le pont entre les futurs citoyens que sont ces étudiants et ce qui se passe dans un laboratoire de recherche publique. J’ai aussi participé au programme « Apprentis Chercheurs » avec l’association l’Arbre des Connaissances : un post-doctorant de mon équipe et moi-même avons accueilli et encadré un binôme collégien-lycéen pour mener un petit projet de recherche. Le binôme est venu plusieurs mercredis après-midi pour découvrir la méthode scientifique, faire des expériences et essayer d’apporter des réponses aux questions que nous avons explorées. C’était une belle opportunité de transmettre ma passion pour la science et communiquer ce que je fais.

En plus de cela, j’ai la chance d’être en contact avec un professeur de biologie de mon ancien lycée. Chaque année, nous organisons ensemble une séance d’une heure ou deux pour présenter aux lycéens un thème de recherche original. Le but est de les bousculer intellectuellement en leur montrant des questions encore débattues et parfois surprenantes. C’est aussi un moment de communication scientifique qui m’est très précieux.

 

Qu’attendais-tu de ce concours sur le plan professionnel et sur le plan personnel ? En as-tu déjà retiré quelque chose ?

Sur le plan professionnel, je me disais que si j’arrivais à avoir un prix, ce serait un petit plus sur mon C.V parce que c’est un concours assez connu et apprécié, même dans le milieu académique. Cela permet de valoriser des compétences à l’oral.

Coté personnel, j’en attendais de m’ancrer un peu plus dans la médiation scientifique, rencontrer d’autres gens qui ont cette volonté-là. J’en retire pour le moment de la satisfaction personnelle de l’avoir fait et d’avoir rencontré tous ces autres doctorants et d’avoir entendu parler des autres sujets dont je n’aurais jamais entendu parler autrement. Rien que le fait de m’être amusé, cela me suffit !

 

Quels sont tes projets pour la suite ?

Rester le plus longtemps possible dans la recherche académique publique même si c’est compliqué d’être titulaire d’un poste, j’espère avoir ce genre de poste et continuer à faire de la médiation scientifique car c’est quelque chose qui me tient à cœur et que j’apprécie beaucoup.

J’ai la conviction personnelle – cela n’engage que moi - que la recherche publique étant financée par la société, c’est un peu le devoir du chercheur d’aller retransmettre les connaissances que la société a produite. Ce pont-là est pour moi très important.